« Un magazine marathonien»
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Dernier ajout : 22 décembre 2009.
Bon, alors tu vois , c’est ce que j’en pense, mais, bon... Je dis ça, je dis rien...
On aura goûté l’intense ironie de l’opération médiatique du 10 mai aux jardins du Luxembourg. C’était la deuxième journée de commémoration de l’esclavage. Le prétexte, évidemment, se vit pour le moins effacé par l’occasion, historique dit-on sur TF1, vous pensez bien, deux présidents ensemble ! La folie...Il s’agissait bien pour Sarkozy de présenter une certaine idée de la nation. Sa nation. Pas la nôtre.
Les choix éditoriaux des J.T. reflètent une certaine vision du monde, mais plus encore la volonté manifeste de découper les "évènements" en tranches médiatiques perdant tout sens et toute prise avec la réalité des faits.
L’Italie est championne du monde, mais dans les petits villages gaulois on ne parle que d’une chose : qu’a-t-on dit à Zidane ? La France bouillonne à l’idée d’insultes racistes. On n’excuse pas Zidane, mais on le comprend. Voilà qui est pour le moins intéressant...
Cette coupe du monde commencée au ralenti aura montré bien plus que prévu, sur le plan sportif et sur le plan culturel. "On" s’est sévèrement lâché dans les tribunes : cette équipe est bien trop noire pour représenter fièrement la France. Maintenant que les indigènes du foot ont offert à la France la deuxième finale de son histoire, on peut se demander en toute quiétude : de quelle France parle-t-"on" ?
Du bon usage de l’effet boomerang : du plan Marshall à l’ALBA, petits effets imprévus de la monnaie unique européenne...
Mystères de la religion : il semblerait que les intégristes fanatiques sont des cons. Mystères de l’Occident : il semblerait que des journalistes sans scrupules se cachent derrière des excuses éculées pour faire un peu de pognon. Mystères de l’Univers : qu’est-ce qu’on en a à foutre ?
Petit matin trouble. La torpeur du réveil brouille les limites de ma perception. Je ne sais plus ce qui tient du brouhaha sonore du radio-réveil des brumes de mon conscient en prise directe sur la peur. Dring, dring : vu d’ici, on dirait que le chaos total, on y va tout droit.
Ça y est, on a l’état d’urgence pour trois mois. Je le sais, je l’ai vu à la télé, la télé américaine, qui plus est. La distance permet toujours de voir certaines situations différemment. L’UMP entérine finalement un vieux constat : la France a toujours des colonies, on les appelle banlieues.
Les révoltes des jeunes de Seine-Saint-Denis ne traduisent pas qu’un immense ras-le-bol face au dispositif policier disproportionné mis en place par le gouvernement. Elles sont peut-être avant tout la cristallisation de revendications sociales devant les attaques néo-libérales qui ont cours depuis près de 30 ans. Saurons-nous les entendre ?